Le genre épistolaire : de la communication à la fiction

« Comment a pu naître l’idée que des lettres donneraient aux hommes le moyen de communiquer ?
On peut penser à un être lointain, on peut saisir un être proche : le reste passe la force humaine.
Écrire, c’est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits
ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. »

Cet extrait d’une lettre de Franz Kafka à Milena Jesenska (avril 1922) peut surprendre venant d’un épistolier particulièrement prolixe : elle remet en question une fonction essentielle de la communication épistolaire (du nom latin epistula, d’après le verbe grec epistellein : envoyer) qui est de remédier à l’absence par l’envoi d’une lettre, d’une missive. Or, si la lettre est bien une forme exemplaire de communication (différée) telle que décrite – structurellement − par Jakobson, elle est en même temps la démonstration de l’impuissance humaine à communiquer pensées et  sentiments par l’écriture.

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