Auteur : Roger Vercel

Roger Vercel, de son vrai nom Roger Crétin, est né le 8 janvier 1894 au Mans, dans la Sarthe. Il commence des études littéraires à la faculté de Caen mais il est mobilisé en raison de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France, le 3 août 1914, après l’assassinat de l’archiduc héritier François-Ferdinand d’Autriche par un étudiant nationaliste bosniaque le 28 juin 1914 à Sarajevo.
Commence alors le conflit de la Première Guerre mondiale. Roger Vercel, comme tous les jeunes gens d’alors, se bat d’abord sur le front de l’est de la France, puis il est envoyé sur celui des Balkans dans l’armée d’Orient dirigée en 1918 par le commandant Franchet d’Esperey.
Il participe à la progression des Alliés en Europe centrale et à la rapide et victorieuse offensive contre les Bulgares contraints à signer l’armistice le 29 septembre 1918, près de deux mois avant celui du 11 novembre marquant la fin des hostilités sur le front occidental.
Après sa démobilisation, il devient professeur à Dinan, dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne. En 1934, il obtient le prix Goncourt pour son roman Capitaine Conan, qui reprend un thème déjà traité dans sa nouvelle Notre Père Trajan, parue en 1930, à savoir le séjour des troupes françaises en Roumanie après la signature de l’armistice par les Bulgares. Par la suite, Roger Vercel s’inspire surtout de son environnement quotidien : la mer et les hommes qui se battent au jour le jour pour y vivre. Les oeuvres romanesques qui succèdent au Capitaine Conan en témoignent : En dérive, Au large d’Eden et Remorques (1935) sur les remorqueurs de sauvetage, tout comme Sous le pied de l’archange (1937) sur les pêcheurs de grève du mont Saint-Michel, Jean Villemeur (1939) sur les nouveaux pêcheurs d’Islande et La Hourie (1942) dont l’intrigue se situe à Saint-Malo. Il s’intéresse aussi à des aventures maritimes plus lointaines, Aurore boréale (1947), et à des personnages héroïques au sujet desquels il rédige des ouvrages historiques : Du Guesclin et À l’assaut des Pôles (1938) consacré aux explorateurs polaires.
Son dernier roman, Été indien (posth., 1956) témoigne encore de son attirance pour l’univers marin.
Il meurt à Dinan le 25 février 1954, dans cette ville où il aura enseigné pour la première fois plus de trente ans auparavant.

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