Auteur : Maurice Pons

Né en 1927 à Strasbourg, Maurice Pons renonce bien vite à ses études de philosophie pour se consacrer au journalisme, à la comédie et à la littérature. Avec grand succès : en 1959, il est récompensé du Prix de la Nouvelle pour son recueil Virginales sur lequel François Truffaut s’appuiera pour élaborer le scénario de son film Les Mistons. Il n’y a pas que le cinéma qui s’intéresse à son œuvre : le théâtre et la danse sont, à leur tour, séduits par le talent du conteur.
Dès 1957, il se retire en Normandie, à Andé, où il demeure toujours et où son récit autobiographique Le Cordonnier d’Aristote voit le jour (1958).
Malgré son éloignement de la Capitale, l’écrivain participe activement à la vie de la France et ne craint pas de s’engager : en 1960, il publie Le Passager de la nuit qui évoque la guerre d’Algérie qui, alors, fait rage. Il signe, de plus, aux côtés de Simone de Beauvoir, de Françoise Sagan, de Jean-Paul Sartre, de Marguerite Duras ou encore d’André Breton, le Manifeste des 121, texte qui s’oppose à la colonisation et réclame pour le peuple algérien le droit à disposer de lui-même, en toute dignité.
Maurice Pons propose, pour peindre son univers, une palette où cohabitent l’intangible et le réel. Pour lui, « la création littéraire […] consiste à déformer la réalité, à tricher avec le réel et le vécu. »
Un des genres dans lesquels excelle Maurice Pons est la nouvelle. Il compose des récits admirablement structurés, érudits sans jamais être pédants, dramatiques, caustiques, désespérés, mais d’où la lumière n’est pas pour autant absente. Ces récits parfois fantastiques, parfois terriblement humains, nous surprennent par une chute originale ou cruelle, mais toujours inattendue… pour notre plus grand plaisir.
Et de Maurice Pons, auteur plébiscité par les lecteurs et reconnu par la critique comme « l’un des écrivains les plus doucement bouleversants du xxe siècle » (Patrick Besson dans Marianne), nous pouvons consommer sans modération l’univers « enivrant et râpeux comme de l’alcool de lentilles » (Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur).

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