Auteur : Jean-Patrick Manchette

Lecteur boulimique, Jean-Patrick Manchette découvre chez sa grand-mère le roman policier et d’épouvante. Ce premier contact avec la littérature de genre s’enrichit bientôt de la lecture de science-fiction et de bande dessinée.

À partir de 1965, après des études d’anglais et d’histoire-géographie, Manchette traduit avec sa femme Melissa de nombreux auteurs anglo-saxons et écrit des scénarios de courts-métrages et de séries télévisées. Il commence à écrire des romans noirs et travaille comme scénariste et dialoguiste pour le cinéma. On lui doit, entre autres, l’adaptation de deux de ses romans, Nada mis en scène par Jean-Pierre Chabrol (1973) et Ô dinguos, ô châteaux (Grand prix de la littérature policière en 1973), mis en scène par Yves Boisset sous le titre de Folle à tuer (1975). Parallèlement, il rédige des critiques de films et de romans policiers pour Charlie Hebdo et Charlie mensuel, puis des « notes noires » pour Polar.

En 1976, Manchette écrit Fatale, l’histoire d’une tueuse névrosée dont Tardi dessine le début d’une adaptation et qui est finalement abandonnée pour la réalisation de Griffu. En 1979, il publie Mélanie White, mis en cases par Serge Clerc. En 1987, il commence la traduction de la série de bande dessinée britannique d’Alan Moore et Dave Gibbons, Watchmen – Les Gardiens, pour les éditions Zenda créées par son fils.

Son univers n’est pas celui des truands classiques ; la plupart de ses personnages sont issus des classes moyennes. Considéré comme l’un des chefs de file du néo-polar, Manchette pose un regard désabusé sur la société et la politique. Il meurt d’un cancer en 1995.

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