Auteur : Georges Feydeau

Georges Feydeau est né en 1862, à Paris, dans le quartier tout juste rénové des fameux « Grands Boulevards » tant fréquentés par la bourgeoisie et les intellectuels de la Belle Époque. Son père, Ernest, était coulissier en Bourse, c’est-à-dire agent de change privé. Il était aussi écrivain, et avait pour amis intimes Gustave Flaubert, Théophile Gautier, les frères Goncourt et Alexandre Dumas fils. Sa mère, de 20 ans plus jeune que son mari, était extrêmement belle et coquette.
Le petit Georges eut une jeunesse dorée. Très gâté, il s’avéra vite capricieux et paresseux, et même assez tyrannique avec ses proches. Mais sa vie familiale perdit de son insouciance à partir du moment où son père devint hémiplégique, à la suite d’une attaque cérébrale en 1869. Georges fut ensuite un élève bien trop nonchalant pour réussir dans les études.
Au lycée, il rencontra des amis partageant son unique passion : le théâtre. Georges avait commencé à écrire des comédies quand il était tout jeune, très exactement le lendemain même du jour où il était allé au théâtre pour la première fois, et il avait toujours été vivement encouragé par son père. Avec ses camarades, il se mit à jouer des pièces en amateur, et se révéla un très bon acteur et imitateur.
Après la mort de son père en 1873 et le remariage de sa mère en 1876, il abandonna définitivement les études pour se consacrer entièrement au théâtre. Ce fut alors le début d’une carrière d’auteur dramatique extraordinaire. Il commença par écrire des monologies (La Petite Révoltée, 1880). Il composa ensuite sa première pièce (Par la fenêtre, 1882) et obtint tout de suite un bon succès.
Il fréquentait les milieux mondains, les salons littéraires et les cercles privés. La notoriété de son père, la recommandation de son beau-père, célèbre journaliste, et surtout sa beauté et sa distinction naturelle lui en ouvraient facilement les portes. Il rencontra des acteurs, des musiciens, des écrivains, des critiques littéraires, des journalistes, et aussi des peintres, d’autant plus qu’il prenait des cours dans l’atelier du portraitiste Carolus-Duran. Il se maria d’ailleurs avec sa fille en 1889, et eut quatre enfants avec elle.
À partir de 1880 et jusqu’à sa mort, en 1921, Georges Feydeau n’a jamais cessé d’écrire, mais uniquement pour le théâtre. Il s’est essayé à tous les genres comiques : le monologue, le vaudeville, la comédie d’intrigue, l’opérette, la féérie, le ballet à grand spectacle, l’opéra comique, et même une comédie enfantine. Ses plus grands succès sont joués dans le monde entier : Tailleur pour dames, Monsieur chasse, Un fil à la patte, Le Dindon, La Dame de chez Maxim, La Puce à l’oreille…
Auteur strict, méticuleux et extrêmement consciencieux, il a gardé toute sa vie la même détermination : faire rire le public, pour lequel il avait un immense respect. C’est pourquoi il est considéré aujourd’hui comme l’un des auteurs les plus drôles et les plus représentatifs du théâtre dit « de boulevard ».

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