Auteur : Fred Uhlman

Fred Uhlman est un écrivain anglais d’origine allemande : le paradoxe commence ici. Les lecteurs de L’Ami retrouvé savent en effet que cet auteur, d’origine juive, a abandonné l’usage de sa langue maternelle, tant il lui était difficile de se reconnaître dans un pays qui a trahi ses valeurs. C’est ainsi que toute son œuvre est écrite en anglais et que son autobiographie s’intitule The making of an Englishman. La lecture de cette œuvre montre d’ailleurs que l’auteur s’est largement inspiré de sa propre vie pour écrire L’Ami retrouvé et La Lettre de Conrad.
Fred Uhlma est né le 19 janvier 1901 à Stuttgart, en Allemagne du Sud. Issu d’un milieu bourgeois, il commence des études de droit en vue de devenir avocat bien que son rêve soit de devenir poète. Il quitte son pays en 1933 pour fuir le nazisme et se rend à Paris où il fréquente les milieux artistiques. Il se prend alors de passion pour la peinture : « Je suis à peu près certain d’être le seul docteur en droit canon qui soit devenu peintre professionnel », écrit-il en 1960.
En 1936, il fait un séjour en Espagne, ,à Tossa del Mar, où il rencontre sa future femme Diana, fille de Sir Henry Page Croft, membre du Parlement anglais. Mais les premières manifestations de la guerre d’Espagne le contraignent à quitter le pays plus vite que prévu.
Le 3 septembre 1936, Uhlman arrive en Angleterre, en en 1938, le couple s’installe à Londres où Uhlman fonde la Ligue allemande libre pour la culture. Son foyer devient le refuge des exilés allemands, le quartier général de la gauche espagnole et la source d’activités anti-nazies. Il ne parvient pas hélas à convaincre sa famille de fuir l’Allemagne : ses parents périssent en déportation à Theresienstadt et sa sœur Erna se jette avec son bébé sous un train en partance pour Auschwitz vers la fin de 1944.
En 1940, quelques jours avant la naissance de leur fille Caroline, il est interné à l’île de Man car le gouvernement anglais craint que les réfugiés allemands ne soient des espions. Il retrouve là-bas des politiciens, des professeurs d’université de renom international et des artistes. Six mois plus tard, il est libéré et peut rejoindre sa femme dans l’Essex où il continue à peindre et à exposer ses œuvres. C’est là que naît leur fils en 1943.
Au cours de l’hiver 1944-1945, le couple rentre à Londres où ils célèbreront la fin de la guerre. Il meurt en 1985 à l’âge de 84 ans, au moment où son œuvre rencontre le succès. Il publie son autobiographie en 1960 et son premier roman, L’Ami retrouvé n’est publié qu’en 1971 après plusieurs refus. Quant à La Lettre de Conrad, c’est à sa demande qu’elle ne fut publiée qu’après sa mort en 1985.

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