Auteur : Boris Vian

La courte vie de Boris Vian (1920-1959) est l’addition de plusieurs vies « parallèles » et multiformes: d’abord une enfance choyée au sein d’une famille aisée et artiste, dans une grande villa, à Ville-d’Avray.
L’instruction de Boris est confiée à une institutrice privée. À 5 ans, il sait lire et écrire; à 8 ans, il a lu tous les classiques. À 12 ans, il affronte sa première attaque de rhumatisme cardiaque et entre en 3e au lycée de Versailles.
À 17 ans, il obtient son bac philo-maths et devient membre du « Hot Club de France »: il commence à jouer de la trompette et anime avec ses frères de gigantesques surprises-parties, tout en préparant le concours d’entrée à Centrale, qu’il intègre à 19 ans (1939).

Pendant la débâcle, Boris se réfugie avec ses parents à Capbreton, où il rencontre Jacques Loustalot (dit « le Major ») et sa future femme, Michelle, soeur de Pierre Léglise (dit « Peter Gna »). À 21 ans, Boris épouse Michelle, écrit des poèmes, tourne des films à partir de ses propres scénarii et intègre, avec ses frères, le trio du clarinettiste Claude Abadie. En 1942, il est ingénieur, à l’Afnor (Association française de normalisation), et il a un fils, Patrick. Paul Vian, son père, est assassiné en 1944. La belle villa est vendue.

Boris signe avec Gallimard pour la publication de son premier roman (1945). Il tourne un film qui lui inspire Le Figurant et fait un voyage avec « le Major ».
Il démissionne de l’Afnor en 1946, commence L’Écume des jours, et collabore régulièrement à Jazz Hot. Il noue des relations avec Sartre et l’équipe des Temps modernes mais se fâche lorsque la revue ne soutient pas sa candidature au prix de la Pléiade.

Il publie, aux Éditions du Scorpion, J’irai cracher sur vos tombes (signé Vernon Sullivan) qui provoque aussitôt une plainte du Cartel d’action sociale et morale.
Il écrit des pièces de théâtre, des scénarii de films et des centaines de chansons interprétées par ses amis. Il devient la vedette et l’animateur du Tabou, poursuit ses chroniques dans Jazz Hot et Combat.
Le Major tombe d’une fenêtre et se tue en janvier 1948.
Quelques mois plus tard, naît Carole, son deuxième enfant (décédée en janvier 1998).

Sa pièce L’Équarrissage pour tous, au théâtre des Noctambules, partage la critique (1950). Il traduit Chandler pour la Série noire et fait l’apologie de la S.-F. dans Les Temps modernes.

Le couple Vian se sépare. Boris rencontre Ursula Kübler et s’installe avec elle boulevard de Clichy (1951), puis cité Véron (1953). Il fonde, avec Queneau et Kast, le « Club des Savanturiers », avant d’entrer au « Collège de ‘Pataphysique » (8 juin 1952). Il écrit de sombres poèmes, publiés après sa mort sous le titre Je voudrais pas crever, publie L’Arrache-Coeur, d’abord refusé par Gallimard et préfacé par Queneau, et se lance dans le tour de chant.
Il tient deux petits rôles au cinéma, mais son emploi principal reste celui de directeur artistique chez Philips-Fontana.

Il meurt à 39 ans, d’une crise cardiaque, en assistant à la projection du film adapté de son roman J’irai cracher sur vos tombes.

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